Fraîche découpe : un nouvel atout séduction pour les rayons fruits & légumes E. Leclerc

Frais, coupés de près et bien rangés, le relooking des fruits et légumes dans les rayons du Leclerc de Concarneau fait jaser dans le quartier frais.

Pour preuve, ce matin il y a du monde dans le corner, pour commenter ce nouveau rayonnage qui affiche de belles et appétissantes couleurs et aguiche d’ores et déjà les papilles de Jeannine. Et c’est sur une barquette de morceaux d’une noix de coco joliment tranchée qu’elle jette son dévolu. "Je n’en ai pas croqué depuis 20 ans ! Mon mari m’en rapportait au retour de ses campagnes d’Afrique. Il était marin !". Plus loin c’est René qui embarque toute une salade composée : "Elle est bien emballée. Elle durera plus longtemps et à mon âge on aime bien y aller par petits bouchées".

 

Voilà déjà les séniors conquis et si l’on en croit les quadras et les quinquas qui tournent ensuite autour du stand à l’heure du déjeuner, prêts à abandonner le sandwich club pré-emballé qu’ils tiennent dans un main déjà distante, on comprend très vite que la "Fraîche découpe" est vraiment le style tendance pour nos chers fruits et légumes !

 Car pouvoir manger tous les jours une variété de légumes et/ou de fruits fraîchement préparés et découpés (les plateaux proposés dans ces stands varient tous les jours et s’adaptent à l’arrivée du week-end en plateau apéro), c’est assurément répondre à des attentes majeurs du consommateur : avoir à disposition un repas pratique, rapide, frais, simple, savoureux et équilibré. De récentes études ont démontré que la préparation et la conservation des fruits et légumes frais étaient un frein à la consommation pour 22 % des consommateurs. Et si en plus les enfants se mettent à picorer des morceaux de fruits en regardant leurs écrans, on aura tout gagné !

 

Et cerise sur le plateau, on a enfin la parade à l’imprécation des nutritionnistes selon laquelle on a raté sa vie si on ne mange pas 5 fruits et légumes par jour. Alléluia, la "fraîche attitude" est enfin arrivée ! Gast, mais pourquoi cette innovation n’est-elle pas déjà généralisée ?!

 

« Et mon sushi, c’est du poulet ?! »

Dans les E.Leclerc bretons, ces corners arrivent tranquillement, même si certains, comme le magasin de Saint-Pol de Léon, de Pontivy ou de Landerneau, ont déjà bien développé le concept. Nombreuses et variées sont les palettes des plateaux et autres shakers de douceurs découpées présentées dans le rayon. Mais on y note en plus la présence de jus de fruits frais et smoothies qui font un tabac. Déjà une partie des magasins de la coopérative des Leclerc bretons se sont équipé d’un distributeur de jus de fruits à presser soi-même. Comme une “première gorgée de bière” avant de s’abandonner à la tentation du tutti frutti nu et cru, mis en service pour la clientèle dans ces espaces spécialisés.

 

La grande valeur ajoutée qui est bien mise en avant dans ces rayons, c’est l’ultra-frais préparé « maison ». Les fruits et légumes sont lavés, épluchés, égouttés, coupés et conditionnés sans additif ni conservateur sur le lieu de vente. Ils sont prêts à consommer en l’état ou prêts à cuire, sans nécessiter d’autres découpes ou lavage.

 

Pour ce faire, à Concarneau, l’adhérente E.Leclerc, a fait aménager un premier laboratoire dédié pour la découpe des fruits et légumes et un second pour la fabrication de sushis qui vient enrichir son corner  Fraîche découpe.

" J’ai embauché 4 personnes en CDI pour développer ces 2 offres sous la responsabilité de Mathieu, le traiteur du magasin et investit plus de 40 000 euros dans les machines. Nos salariés ont suivi une formation d’une semaine pour les fruits et légumes et de 2 semaines pour apprendre la fabrication des sushis dont une quinzaine de référence sont proposées à nos clients ", explique Nathalie Bordais.

 

D’un côté, on épluche, on coupe, on lave et on emballe du fruit et du légume avec des appareils à faire rougir un animateur averti de téléshopping... De l’autre on fait de la boulette ou du tapis avec du riz pour composer sushis et makis au poisson frais, au saumon (Label rouge s’il vous plaît), au thon et même au poulet !

"Certains clients qui ne connaissent pas bien les sushis ont peur de manger du poisson cru. Alors on propose cette variante européanisée de la gastronomie japonaise avec des préparations au poulet", explique Mathieu qui relève avec un dynamisme non dissimulé, le défi de ce nouveau rayon inauguré du jour.

 

Les ateliers "maison"

Un travail sur-mesure qui permet d’offrir des prestations individualisées, en fonction des retours des clients et des produits qui trouveront plus facilement leur place dans les chariots du coin. Beaucoup de magasins choisissent désormais de développer la fabrication sur place de produits en ateliers, afin de mettre en avant une offre et un service de grande qualité.

 

Ces fabrications "maison" sur le lieu de vente exigent un réel savoir-faire, une place importante et dédiée près des rayons traiteur, une bonne maîtrise des règles d’hygiène et un véritable investissement humain. Gageons que le rayon "fraîche-découpe" des E.Leclerc de Concarneau et de St-Pol-de-Léon ont de beaux jours devant eux pour tous ceux qui adôoorent les sushis et/ou cherchent à manger sain et équilibré, même sur le pouce à la pause déjeuner.

 

Le rayon fraîche découpe du magasin E.Leclerc de SAINT-POL-DE-LEON

Le rayon fraîche découpe du magasin E.Leclerc de LANDERNEAU

Le rayon fraîche découpe du magasin E.Leclerc de PONTIVY dans son espace Gourmet/Epicerie fine

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Commentaires : 5
  • #1

    Grincheux (lundi, 01 février 2016 18:48)

    Toujours plus de plastiques qui finiront dans nos océans-poubelles et contribueront à tuer les dernières tortues ou derniers oiseaux encore en vie...

  • #2

    lojou (lundi, 01 février 2016 19:01)

    Bravo pour ces rayons de fraiche découpe ,mais pourquoi ne valorisez vous pas plus les fruits et légumes bio ?
    A Lannion, on a du mal à les trouver.... et pourquoi n'encouragez-vous pas l'agriculture bio? on en a assez des pesticides ,des engrais ....des labours trop profonds qui stérilisent la terre,

  • #3

    Bretagne au coeur (mercredi, 03 février 2016 17:25)

    @Grincheux : Nous comprenons votre réaction, mais aujourd'hui il n'existe pas à notre connaissance d'autres alternatives de contenant que ces barquettes. Le carton trop poreux ne conviendrait pas pour emballer des fruits et légumes frais. Le magasin E.Leclerc de Trélissac propose de son côté ces fruits et légumes découpés en vrac et les barquettes plastiques à côté. Cela permet au consommateur de n'utiliser éventuellement qu'une seule barquette. Mais comme vous pourrez le voir sur les commentaires de cette photo sur leur page facebook (https://www.facebook.com/ELeclercTrelissac/photos/pb.479262568795826.-2207520000.1454515877./675334579188623/?type=3&theater ), les gens pointent leurs craintes sur l'hygiène, l'apparence du produit une fois remué par plusieurs clients etc... Bref, cela séduit moins le consommateur... Il reste à envisager éventuellement des barquettes réutilisables consignées, comme les sacs de caisse, que le consommateur pourrait apporter lui-même. Mais là encore, il y a un obstacle. Les fabricants des balances des hypers ne savent pas encore fabriquer des machines qui pourraient intégrer une touche pour enlever la tare au produit pesé.
    Bien-sûr vous pouvez nous répondre qu'il reste une solution radicale : ne pas proposer ce produit arguant que les gens doivent prendre le temps de préparer eux-même leurs fruits et légumes. Mais si vous lisez l'article vous verrez que ces produits contribuent à la lutte contre le gaspillage (un fruit moche ou légèrement abîmé en surface ne se vend pas, une fois découpé il a une deuxième chance) et favorisent la consommation des fruits et légumes auprès des séniors et des jeunes notamment.
    Après on peut pousser la question jusqu'au débat philosophique sur la notion de gain de temps, du respect de la saisonnalité, du rythme humain etc... Mais cela dépasseraient nos compétences sur cette page ;-)

  • #4

    Bretagne au coeur (mercredi, 03 février 2016 17:57)

    @Lojou Merci pour vos encouragements. Pour le Bio, l'enseigne ne ménage pas ses efforts et les consommateurs le savent bien puisque Leclerc est le premier vendeur de Bio en France.
    Quant à la question des pesticides chimiques, si nous ne pouvons pas agir à la source auprès des producteurs, nous sommes soucieux de notre environnement, en Bretagne plus qu'ailleurs notamment sur la qualité de l'eau.
    Sachez que depuis 2013, les 43 hypers et les jardineries des E.Leclerc de la coopérative bretonne Scarmor ne vendent plus de produits de jardinage contenant des phytosanitaires chimiques. De même les constructions ou rénovations de chaque magasin sont pensées et réalisées avec des objectifs rigoureux de développement durable et de préservation de l'environnement. Nous vous invitons à aller voir de plus près notre campagne zéro phyto : http://bit.ly/1mS1jik

  • #5

    Le Pas Content (lundi, 04 septembre 2017 16:07)

    Je rejoins Grincheux. A quoi bon mettre sous plastique des oranges qui ont naturellement un emballage : leur peau ! Nous sommes prêts à sacrifier nos bribes de nature au non d'un feignantisme toujours grandissant ... Ce n'est pas une avancée mais un bon en arrière !!!