LECLERC, UNE ENSEIGNE RESPONSABLE / EPISODE # 1

Plein gaz sur le développement durable Porte de GOUESNOU

Anne UGUEN (responsable Produits frais), Philippe LE GUEN (Directeur) et Jacques DUVET (Responsable technique) "rayonnent" dans un environnement désormais moins énergivore.
Anne UGUEN (responsable Produits frais), Philippe LE GUEN (Directeur) et Jacques DUVET (Responsable technique) "rayonnent" dans un environnement désormais moins énergivore.

Ca n’a l’air de rien car cela ne se voit pas… Et pourtant c’est la raison d’être du protocole de Kyoto : la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Dans la cadre de ce traité et de l’application de ses engagements, en France, chaque entreprise de plus de 500 salariés effectue un bilan carbone.

Le centre E. Leclerc Porte de Gouesnou est de celle-ci et a décidé de réduire son bilan en s’engageant dans une innovation : installer une centrale de production de froid utilisant des fluides frigorigènes naturels.

Résultat moins d’émanation de gaz, moins de production sonore, moins de consommation électrique et une première en Bretagne !

 

Le constat était simple au départ : les meubles de vente de produits frais arrivaient en bout de course en magasin et le protocole de Kyoto imposera en 2015, l’arrêt de l’utilisation du gaz R22 qui alimente aujourd’hui la plupart des systèmes réfrigérants des meubles pour aliments frais et froids en magasin. La solution la plus simple et la moins coûteuse consistait à conserver la centrale en place mais en remplaçant simplement le gaz par un autre encore fabriqué, en prenant le risque qu’il ne soit lui-même un jour ou l’autre interdit par une nouvelle conférence du Protocole de Kyoto.

C’est donc une solution plus ambitieuse qui fut choisie par l’équipe de Philippe LE GUEN, directeur du magasin de Gouesnou, soutenue par l’adhérent Jacques LE GALL soucieux de s’inscrire dans une démarche forte favorable à l’environnement et au développement durable.

 

L’audace ? Changer radicalement de système en favorisant l’utilisation de deux fluides naturels que sont le CO2 (dioxyde de carbone) et le NH3 (ammoniac). Pour cela, il aura fallu 3 ans, 3 phases d’avancement et un chantier mené comme un challenge avec les meilleurs ingénieurs de Johnson Control, partenaire de cette vaste opération d’équipement inédite en Bretagne.

UN CHANTIER PROPRE ET SANS INCIDENT

Les travaux ont débuté en mars 2011 pour se terminer en juin 2012 pour installer la nouvelle centrale de 35 tonnes (nécessitant notamment le découpage du toit du magasin pour une mise en place au cordeau), la création de nouveaux réseaux de distribution du froid, le remplacement des équipements des chambres froides et laboratoires ainsi que le changement d’une grande partie des meubles froids. "Il a fallu également organiser la formation du personnel, responsable de la maintenance, de la programmation et de tous les aspects techniques" explique Philippe LE GUEN. Un chantier qu’il peut se targuer d’avoir mené sans anicroche mais également "proprement" avec un programme de récupération et de recyclage à chaque étape de l’installation.
Toutes les équipes étaient également mobilisées pour que le chantier se déroule le plus sereinement possible et qu’il occasionne le minimum de gêne auprès de la clientèle. Ainsi Anne UGUEN, responsable des produits frais et à la tête d’une équipe de 150 personnes, organisait le changement des meubles des produits frais essentiellement entre 5h et 8h du matin.

 

UN CHOIX POUR L’AVENIR

Aujourd’hui les clients ne perçoivent pas toujours le changement opéré et se satisfont surtout du gain de linéaires froids ainsi obtenu pour une gamme un peu plus étendue de leurs produits préférés. Et pourtant, le choix de ce changement de frigorigènes permet de réduire de manière notoire les émissions des gaz à effet de serre en éliminant les émissions directes et indirectes grâce à une meilleure efficacité énergétique. Le dioxyde de carbone et l’ammoniac sont des substances naturelles sans impact sur l’environnement. "Nous avons fait le pari d’une solution à long terme à Gouesnou, car il est selon nous dommageable de se lancer dans une nouvelle génération de substances artificielles dont les effets éventuellement négatifs pour l’environnement ne sont pas encore connus", conclut Philippe LE GUEN…

EN RESUME

> 1 salle des machines est désormais nécessaire contre 4 avec l’ancien système

> Le bilan carbone de l’installation va passer de 3 millions 600 000 kg équivalent CO2 à seulement 2200 kg équivalent CO2.

> La consommation d’énergie électrique nécessaire à l’alimentation en froid de l’hypermarché sera diminuée d’environ 30%, soit une diminution de 15% sur l’ensemble du site

> Tous les travaux de gros œuvre, second œuvre, installation et contrôle sont réalisés par des entreprises de la région brestoise.

 


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