Ouverture d'un magasin Leclerc à Riantec

Un jour dans une vie, une vie pour projet…

Un jour d’ouverture n’est pas tout à fait un jour comme les autres. Les gens sont au rendez-vous de la nouveauté, de la découverte et du dénouement d’un feuilleton qu’ils ont bien souvent suivi par presse interposée...

 

A 8h30, les portes s’ouvrent, le Maire coupe le ruban, quelques mots témoignent de cette journée particulière, entre deux viennoiseries, laissant sourdre une pointe d’émotions, à géométrie variable certes, selon que l’on se place côté client ou côté équipe.

 

A 9h00, le parking est plein et on se presse un peu, conscient que c’est un évènement finalement pas si anodin que ça, l’ouverture d’un magasin de proximité comme celui-là. Car si l’on fait le compte, à raison d’1 à 2 heures par semaine de petites et grandes courses, on passera quand même une petite centaine d’heures chaque année à déambuler dans les rayons, à croiser le boulanger, à sourire à la fromagère, à discuter de la marée avec le poissonnier ou à échanger quelques mots sur le temps et la crise avec le boucher ou l’hôtesse de caisse, dont la fille est dans la même classe que le petit dernier.

 

L’équipe du magasin est déjà sur le pont depuis bientôt un mois, mais enfin en prise avec son métier et le client à choyer. La solidarité entre magasins n’est pas une valeur anodine et les sourires de tous ces visages ne sont pas de façade. Des salariés des Leclerc de Fouesnant, Lannion, Landerneau, Larmor Plages, Quimper, Quimperlé, Pont l’Abbé… sont venus en renfort pour aider à la mise en route des laboratoires (boucherie, charcuterie, pâtisserie…) et assurer un complément de formation pratique à la cinquantaine de métiers qui constitue la vie dans un magasin tel que celui-ci. Michel Le Bars, l’adhérent du Leclerc de Riantec aura reçu plus de 700 candidatures et traité 548 d’entre d’elles par des entretiens, soit une somme de 28 jours pleins pour rencontrer et recruter ses futurs collaborateurs. Le Centre de formation Awen de la coopérative Scarmor a ensuite assuré la formation en hygiène, qualité, stratégie commerciale, accueil etc… Mais le premier salarié fut bien-sûr le directeur de ce magasin de 3000 m2 de surface de vente et de 600 m2 de galerie marchande : Patrice Celton. Un compagnon de longue route qui travaille depuis 25 ans pour l’enseigne et que Michel Le Bars a côtoyé de nombreuses années au Leclerc de Pont l’Abbé quand il était directeur du magasin. Aujourd’hui il est à la tête de cette entreprise avec son épouse, qui en abandonnant son poste de professeur des écoles, a décidé de s’investir pleinement dans cette nouvelle aventure. Un changement de vie et de profession qu’elle aborde avec confiance et enthousiasme parce que ce projet, c’est aussi une histoire de famille.

 

« Le volet social est le socle même de l’entreprise. J’applique finalement ce que j’ai moi-même eu la chance de vivre. J’ai démarré en 1991 en épicerie en tirant des palettes au Leclerc de Gouesnou à 5h du matin alors que j’étais étudiant. Je favorise les gens pour lesquels je ressens un potentiel évident d’évolution », explique le nouvel adhérent de Riantec. « Un magasin Leclerc est avant tout un outil d’intégration et d’évolution pour un salarié. C’est ainsi que je construis mon schéma collectif : je n’impose pas des objectifs mais je demande à chacun de faire le mieux qu’il soit possible ».

 

Car Michel Le Bars a tenu bon le cap qu’il s’était fixé et n’a pas fléchi ou faibli face aux pressions. Son projet d’ouverture de magasin est un projet de vie qu’il a construit sur un mode collectif plutôt qu’individuel. Et à parcourir les pages de son dossier de création, on découvre avant tout des valeurs à porter et des missions à accomplir avec comme point d’exergue : « Le développement durable au service de la performance et de l’intégration dans le paysage » avec au centre du sujet, l’Homme. Pour le client, c’est du concret : l’assurance de trouver des produits locaux et régionaux dans les rayons, le tri sélectif facilité, un bilan carbone surveillé, la gestion des déchets… et bien-sûr une politique de prix bas.

 

Un mois après l’ouverture, le Leclerc de Riantec reçoit en moyenne 1400 clients par jour, l’équipe composée de 80 salariés peaufinent les rayons, affinent l’offre pour répondre au mieux aux premiers retours des clients. De bon augure pour un magasin qui a inscrit dans le marbre sa volonté d’être une entreprise responsable socialement, environnementalement, économiquement et … durablement.


Écrire commentaire

Commentaires : 0

Du chantier à l'ouverture, top photos