"L'année prochaine, nous aimerions mobiliser encore davantage pour Alzheimer"

"Une orchidée pour la mémoire" - Remise officielle du chèque de l'opération, le mercredi 29 janvier 2014 en Scarmor à Landerneau avec Nolwenn Leroy et Olivier de Ladoucette

"Nous sommes très heureux d’avoir initié cette première opération ici en Bretagne mais nous souhaitons lui donner encore plus de puissance l’année prochaine. Pourquoi ne pas imaginer greffer l’ensemble de la grande distribution bretonne à cette première initiative pour collecter des fonds ? Nous avons une belle association qui s’appelle Produit en Bretagne et qui peut tout à fait nous permettre de fédérer nos forces pour cela".

C’est avec cet appel à la solidarité et au rassemblement qu’Olivier Bordais, adhérent Leclerc de Landerneau qui représentait les 42 magasins de la Scarmor ayant participé à l’opération « Une orchidée pour la mémoire » en décembre 2013, aux côtés de Bruno Roudaut, adhérent Leclerc de St Brandan (à l’origine de ce l’opération avec Nolwenn Leroy) a remis officiellement un chèque de 13 776 euros au profit de la Fondation pour la Recherche sur la maladie d’Alzheimer.

 

"Merci à Nolwenn pour avoir mis son talent et sa notoriété au service de cette cause, de ce combat et de revenir régulièrement au pays avec votre authenticité et votre simplicité… et bienvenue en Finistère à Olivier de Ladoucette, Président de la Fondation pour la recherche sur la maladie d’Alzheimer que nous espérons accueillir ainsi régulièrement".

Des remerciements également adressés par Nolwenn à tous les clients des magasins Leclerc bretons qui ont acheté cette orchidée pendant l’opération et ainsi contribué à cette chaîne du cœur. "Car c’est ensemble que l’on arrive à faire de belles choses et de grandes choses. A partir d’une idée, quand tout le monde marche ensemble, tout est possible" s’est réjouie Nolwenn.

 


"La maladie d'Alzheimer est comme un tsunami qui arrive derrière nous à grande vitesse. Il faut agir maintenant !"

"La maladie d’Alzheimer touche aujourd’hui dans notre pays 800 000 personnes, avec chaque année 180 à 200 000 nouveaux cas, c’est-à-dire l’équivalent de la ville de Rennes environ. C’est un enjeu de santé publique colossal !" a expliqué Olivier de Ladoucette président de la Fondation pour la recherche sur Alzheimer, psychiatre et gériatre à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris. "On commence à mesurer les impacts mais on ne sait pas encore aujourd’hui si on est équipé, préparé pour résister à ce tsunami qui est derrière nous, mais qui se rapproche à grande vitesse. Pour résoudre le problème de la dépendance, du grand âge, de ses gens qui perdent leur autonomie, il va falloir développer un certain nombre de services grâce aux pouvoirs publics et aux Maires. Car il faut de l'argent mais également mettre en place des solutions thérapeutiques.

 

Il y a une trentaine d’années, on n’osait pas parler ouvertement du cancer. On ne disait pas son nom, on parlait d’une "longue maladie". On ne savait pas pourquoi untel avait un cancer et untel n’en avait pas. On ne connaissait pas bien son origine, on ne savait pas bien la soigner et on en avait peur. L’ignorance amenait la méfiance. Avec Alzheimer aujourd’hui on en est à ce stade. Les gens qui en sont atteints sont souvent ostracisés, les familles qui sont touchées se replient sur elles et la maladie fait peur parce que l’on connaît les symptômes terrifiants. La personne malade désapprend tout ce qu’elle sait, oublie tous les acquis qui ont fait ce qu’elle est aujourd’hui. On sait aussi qu’il y a des difficultés comportementales qui touchent toute la famille puisque la maladie d’Alzheimer est une maladie intergénérationnelle. Vous avez le plus âgé de la famille qui est frappé puis les enfants et les petits enfants qui doivent assurer la prise en charge, souvent très lourde, physiquement et psychologiquement très difficiles à supporter.

 

Il va falloir trouver des solutions. Comme le cancer il y a 30 ans, quand on a commencé à en parler, le génie de l’homme s’est mis en marche grâce aux chercheurs et aux fonds que l’on a pu lever. Les pouvoirs publics et la population dans son ensemble a compris les enjeux et on a vu s’installer un certain nombre d’associations et de structures qui ont permis qu’aujourd’hui la maladie, si malheureusement tue encore énormément, fait beaucoup moins peur !

 

Aujourd’hui, vous avez des affiches qui montrent des femmes atteintes par le cancer du sein et qui disent « J’ai ou j’ai eu le cancer du sein ».

Notre souhait est que l’on puisse dire un jour « J’ai eu la maladie d’Alzheimer ! ». Mais on en est encore très loin. Le cerveau de l’homme est la dernière frontière puisque c’est clairement l’organe que l’on connaît le moins du corps humain. Avec 200 000 synapses connectées il pèse 1,5 kg, est constitué de 70 % d’eau et aucune machine n’est capable de reproduire son fonctionnement. On a pourtant beaucoup avancé dans la connaissance de la maladie d’Alzheimer depuis 15 ans mais on avait énormément de retard. Aujourd’hui, on a encore beaucoup de choses à découvrir au même titre que le cerveau. La bonne nouvelle, c’est que lorsque l’on découvre quelque chose sur le cerveau ou la maladie d’Alzheimer, les connaissances s’additionnent. En neurosciences, on apprend autant de nos découvertes que de nos échecs.

> Pour pouvoir dire un jour : "j'ai eu la maladie d'Alzheimer..."<

Il faut impérativement que l’on puisse trouver d’ici 10-15 ans, des solutions thérapeutiques efficaces pour freiner la montée en puissance de tous ces gens qui sont derrière nous et qui avancent en âge et risquent d’être un jour dépendants, de perdre leur mémoire, leur personnalité. Il faut que l’on se batte aujourd’hui, que l’on mobilise la France entière autour de ce combat. Ce n’est pas encore le cas. On commence seulement à parler de cette maladie et à comprendre les enjeux. C’est pourquoi on a besoin d’artistes de renom comme Nolwenn Leroy, de structures comme la Scarmor pour proposer de participer à cet élan, de rentrer dans cette course à la connaissance, vers la découverte de ce qui permettre un jour à des gens de dire "j’ai eu la maladie d’Alzheimer".

 

Pour reprendre la citation de Confucius, « mieux vaut allumer une chandelle que de maudire l’obscurité », ces orchidées sont pour moi des petites chandelles qui permettront un jour de sortir de l’obscurité la maladie d’Alzheimer". C'est ainsi qu'Olivier de Ladoucette a lui-même allumé l'étincelle pour enreprendre une prochaine opération cette fois plus ambitieuse autour de la maladie d'Alzheimer. A suivre donc...

 

Le site de la Fondation pour la recherche sur Alzheimer

 

LIRE AUSSI >

Opération : Une Orchidée pour la mémoire

Le témoignage de Nolwenn Leroy sur la maladie d'Alzheimer (vidéo)

 

 


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Commentaires : 1
  • #1

    Martine Schmitz (lundi, 06 octobre 2014 20:18)

    Bonjour,
    Aurons nous une nouvelle operation orchidées comme l an dernier? Avec Nolwenn marainne